Dans le silence recueilli des chapelles, au rythme de la Parole méditée et de la prière partagée, les scolastiques de la Province jésuite d’Afrique Centrale (ACE) ont vécu, une fois encore, le temps fort du triduum de Noël. Fidèle à une tradition bien enracinée dans la Compagnie de Jésus, en particulier dans les maisons de formation, ce temps de retraite spirituelle de trois jours précédant la fête de la Nativité vise à préparer intérieurement les cœurs à accueillir la venue du Christ, Dieu qui se fait proche, humble et vulnérable, pour rejoindre l’humanité dans ses fragilités. Dans les diverses maisons de formation en RDC, comme dans les maisons internationales, les scolastiques ont vécu ce triduum comme un véritable temps de grâce, de recentrement et de renouvellement intérieur, scellé pour certains par la rénovation de leurs vœux de religion. Kimwenza : “Disposer nos cœurs à accueillir l’Emmanuel” Au scolasticat Saint Pierre Canisius, à Kimwenza (Kinshasa), le triduum de Noël s’est déroulé dans un climat de profonde ferveur spirituelle. Prêché par le Père Luka Lusala, ce temps de retraite a conduit les scolastiques à une méditation autour de quatre axes fondamentaux : le souvenir, la disponibilité, la miséricorde et la donation. Pour Baluti Bernard, étudiant en master de philosophie à l’Université Loyola du Congo (ULC), ces enseignements riches et bien structurés ont aidés les retraitants à entrer dans la profondeur du mystère de Noël, disposant les cœurs à accueillir l’Emmanuel. La veillée de la Nativité, célébrée avec les religieux et les fidèles du plateau de Kimwenza, a constitué l’aboutissement de ce cheminement spirituel. «Moment particulièrement fort, la rénovation des vœux des scolastiques a marqué cette célébration comme un acte d’engagement renouvelé, mais aussi une action de grâce pour l’appel reçu», confie-t-il. Kinkole : “La liberté intérieure au service de la mission” De l’autre bout de la ville province de Kinshasa, vingt-cinq jeunes jésuites en régence et aux études spéciales ont vécu leur triduum de Noël au centre spirituel des Pères Passionnistes à Maluku, du 21 au 25 décembre 2025. Animé par le Père Janvier Asifiwe, ce temps de retraite était articulé autour du thème: «La liberté intérieure comme fondement de la disponibilité pour la mission». «Ce temps de grâce nous a permis de nous ressourcer, de renouveler notre oui et d’écouter l’hôte intérieur», témoigne Landry Kuma Kuma, étudiant en communication à l’Université Catholique du Congo (UCC). «Les textes médités nous ont révélé que la liberté est un don de Dieu: elle nous aide à nous vaincre nous-mêmes, à ordonner notre vie et à nous mettre au service des autres ». La méditation de la lettre De la distraction à la consécration du Père Adolfo Nicolás, ancien Supérieur général de la Compagnie, a suscité un examen de conscience personnel: «identifier nos distractions, recentrer nos vies et répondre délibérément à l’appel du Christ, modèle par excellence de liberté intérieure au service de l’Église et de l’humanité», ajoute-t-il. Lubumbashi: “Espérer dans un monde blessé” À Lubumbashi, la communauté Kwetu-Kwenu a abrité, du 21 décembre au matin du 25 décembre, les scolastiques en régence et aux études spéciales dans la ville minière, pour leur triduum de Noël. Animée par le Père Benoît Mbuyi, délégué du Provincial pour la formation, la retraite était centrée sur le mystère de l’Incarnation, avec une attention particulière portée aux figures de Joseph, Marie et de l’Enfant Jésus. Dans un contexte mondial marqué par les guerres, les violences et les ténèbres de l’injustice, ce triduum a été une invitation à s’ancrer dans l’espérance chrétienne, souligne Christian Losambe, étudiant en psychologie à l’Université de Lubumbashi (UNILU). «Le Seigneur qui vient partager notre condition humaine est la source d’une espérance capable de libérer et de combler les cœurs. Accueillir ce projet de Dieu avec foi, humilité et générosité demeure un appel pressant pour les jeunes jésuites en formation», confie-t-il. Nairobi: “Passer d’un optimisme superficiel à une espérance vécue” Au théologat de Hekima College, à Nairobi, le triduum s’est déroulé du soir du 20 décembre au mardi 23 décembre 2025, autour du thème du Jubilé de l’espérance, animé par les Pères Norbert Litoing et Anthony Egan. « J’ai compris qu’il y a une grande différence entre un optimisme superficiel et une véritable espérance », partage Eric Lenga, étudiant en théologie. «Le triduum m’a aidé à reconnaître la présence du Christ dans les petits moments de ma vie quotidienne, comme mes études ou la vie communautaire». En identifiant ses peurs et les difficultés du monde, il ajoute: «j’ai senti l’appel à unir la prière et l’action, pour devenir, à travers de simples gestes, un messager de paix et de l’amour de Dieu». Abidjan : “Un parcours exigeant vers une croissance spirituelle” À l’Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus (ITCJ), le triduum, sous la direction du Père Augustin Atsikin, s’est déroulé comme un temps fort de relecture intérieure et de discernement personnel. Pendant trois jours, les participants ont été invités à revisiter leur année, à identifier les sources de consolation et de désolation ayant marqué leur expérience spirituelle, et à approfondir leur engagement envers Dieu et la mission. Cette démarche de discernement, explique Jean Ruiz Moole, étudiant en théologie, «peut être comparée à l’ascension du mont Kilimandjaro : un parcours exigeant, ponctué de passages abrupts mais aussi de panoramas d’une beauté saisissante, invitant à contempler le mystère divin». L’objectif fondamental était «de disposer mon cœur et mon esprit à accueillir l’année 2026 dans une dynamique de croissance spirituelle, et de favoriser une intégration plus consciente des valeurs christiques d’autotranscendance pour servir plus fécondement notre Seigneur Jésus-Christ». Rome: “Raviver un engagement qui ne doit pas s’émousser” À Rome, les scolastiques du Collegio Internazionale del Gesù, rejoints par ceux de la communauté San Pietro Canisio, ont vécu leur triduum du 19 au 21 décembre 2025 au Centre international de spiritualité du Sacré-Cœur de Jésus, à Rocca di Papa. Ce temps de recueillement préparait à la fois Noël et la renovation des vœux. Guidés par le Père Federico Lombardi, les scolastiques ont été touchés par l’évocation de
3ème dimanche de l’Avent – Année A
Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le troisième dimanche de l’Avent, de l’année liturgique A. C’est le dimanche du Gaudete ou de la joie, face à l’imminence de la venue du Seigneur. En effet, d’après le Missel romain, l’antienne d’ouverture commence par la phrase latine : « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete », c’est-à-dire « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! » C’est une citation de l’épitre de l’épître de saint Paul aux Philippiens (Ph 4, 4). La première lecture d’aujourd’hui est tirée du livre du prophète Isaïe (Is 35, 1-6a.10). La seconde lecture provient de l’épitre de saint Jacques (Jc 5, 7-10). Nous lirons l’évangile selon saint Mathieu (Mt 11, 2-11). Ces lectures nous invitent à méditer sur la figure du prophète et à attendre la venue du Messie dans la joie, l’espérance et la patience. https://www.youtube.com/embed/1imO-Ip9hls?si=Zlor8i76Mwk13Nzx&wmode=opaque&rel=0Dans la première lecture, le prophète Isaïe demande au désert et à la mer de se réjouir. Il annonce la fin du malheur grâce à l’intervention de Dieu. Mais Isaïe appelle aussi le peuple à s’engager pour fortifier les mains défaillantes et affermir les genoux qui fléchissent. Dans la deuxième lecture, saint Jacques nous demande de prendre pour modèle d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Quant à l’évangile, il nous invite à nous inspirer de la figure de Jean Baptiste comme prophète, et à être attentifs aux signes messianiques et prophétiques que Jésus pose. Dans cette optique, Jésus lui-même reconnaît en Jean-Baptiste un grand prophète et souligne qu’il est même plus qu’un prophète. Pour Jésus, Jean n’est pas un homme sans personnalité à l’instar d’un roseau qui se laisse agiter par le vent. C’est plutôt un homme ferme qui d’ailleurs se trouve en prison parce qu’il a dénoncé l’immoralité d’Hérode qui vivait avec la femme de son frère. Jean est aussi un homme détaché des choses mondaines ; il vivait en ascète dans le désert. De plus, Jean est un homme humble qui se déclarait indigne de délier la courroie des sandales de Jésus (Mc 1, 7). En envoyant ses disciples demander à Jésus de confirmer s’il était celui qu’on attendait, Jean fait aussi preuve de discernement : malgré ses grandes qualités de prophète, il devait vérifier toute chose avant de lui accorder du crédit. Bref, Jean remplit bien les trois fonctions principales d’un prophète à savoir : annoncer la parole, renoncer à soi-même et dénoncer le mal. En réponse à la question de Jean, Jésus demande à ses envoyés de rapporter ce qu’ils entendent et voient, à savoir la libération des captifs et l’évangélisation des pauvres. Par les signes qu’il accomplit, Jésus inaugure le royaume des cieux. C’est donc une ère nouvelle qui commence : le royaume est déjà là mais pas encore dans sa plénitude. Voilà pourquoi la mission de libération et d’évangélisation doivent encore s’exercer aujourd’hui. Nous sommes appelés à œuvrer avec Jésus pour que les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux soient purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Que faisons-nous concrètement à l’égard de ces catégories de personnes dans notre société et autour de nous ? De par notre notre baptême, nous sommes aussi devenus un peuple de prophètes pour collaborer avec Jésus afin de faire advenir son règne. Certes, le Seigneur vient sauver le monde, mais c’est avec nous et par nous qu’il veut accomplir cette mission. En tant que peuple de prophètes, il nous revient d’annoncer la Bonne nouvelle aux pauvres, de renoncer au monde et à nous-mêmes, et de dénoncer le mal sous toutes ses formes. En ce dimanche de la joie face à l’imminence de la venue de Jésus, demandons au Seigneur de nous donner la grâce de nous engager pour libérer les captifs et évangéliser les pauvres afin qu’augmente en eux aussi la joie de l’évangile et la joie de la liberté des enfants de Dieu. Amen. Rigobert Kyungu, SJ Cf. Paroisse Sacré-Cœur Gombe / Kinshasa
Deuxième dimanche du temps de l’Avent / Année A
Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui le deuxième dimanche de l’Avent de l’année liturgique A. La première lecture est tirée du livre du prophète Isaïe (Is 11, 1-10). La seconde lecture provient de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 15, 4-9). Nous lirons l’évangile selon saint Mathieu (Mt 3, 1-12). Ces lectures nous invitent à nous convertir pour mieux préparer la venue du Seigneur. Dans l’évangile, Jean Baptiste crie dans le désert en montrant l’urgence de la conversion et l’imminence du royaume de Dieu. S’adressant particulièrement aux pharisiens et aux sadduccéens, il exige que leur conversion soit accompagnée de fruits concrets. En effet, les pharisiens et les saduccéens qui pratiquaient leur foi bien avant la venue de Jésus, pensaient qu’ils savaient tout et qu’ils n’avaient plus rien d’autre à apprendre. C’est cette tendance à l’orgueil spirituel que Jean-Baptiste fustige. Aujourd’hui, nous sommes aussi exposés à l’orgueil spirituel, lorsque nous prétendons connaître les écritures ou lorsque nous nous référons à nos pratiques religieuses comme étant des garanties de salut. Nous pouvons ainsi tomber dans l’aveuglement spirituel et dans la pratique d’une religion de façade, nous empêchant d’accueillir l’appel à la conversion et l’exigence de produire du fruit. Il nous revient d’examiner si notre baptême produit réellement des fruits en nous et autour de nous. Dans la deuxième lecture, saint Paul invite les Romains à s’appuyer sur l’écriture pour y puiser l’espérance, la persévérance et le courage. Il les exhorte aussi à faire preuve d’accueil et d’hospitalité, à l’instar du Christ qui ouvre son cœur à tous car il s’est fait le serviteur des Juifs et a montré sa miséricorde aux nations. Voilà autant de fruits que nous pouvons nous efforcer de produire, nous aussi, pour attester notre conversion. En effet, le temps de l’Avent et de Noël est approprié pour exercer l’accueil et l’hospitalité, en nous montrant ouverts aux autres, en particulier les pauvres. C’est donc un temps favorable pour nous montrer plus généreux et pour partager ce que nous avons avec les autres. Dans la première lecture, Isaïe fait une annonce lointaine de la venue de Jésus, qui sera issu de la lignée de David, fils de Jessé. Isaïe affirme que Jésus sera rempli de l’Esprit saint et qu’il jugera selon la justice. Dans l’évangile, Jean Baptiste dit aussi que Jésus viendra baptiser dans l’Esprit saint et dans le feu, pour nettoyer son aire à battre le blé et brûler la paille dans un feu qui ne s’éteint pas. Par ces expressions, Isaïe et Jean Baptiste montrent comment Jésus exercera la justice dans la vérité. Jésus, le juste juge, vient pour démasquer le mensonge et l’hypocrisie qui par ailleurs étaient aussi présents chez les pharisiens et les sadducéens qui se contentaient parfois d’une religion de façade. Mais, n’oublions pas que nous sommes les pharisiens et les sadducéens des temps actuels. En parlant de l’Esprit du Seigneur, Isaïe en donne les caractéristiques que l’Eglise a reprises pour constituer la liste de ce que nous appelons les sept dons de l’Esprit. Si Isaïe s’arrête à six caractéristiques, l’Eglise en a ajouté une septième à savoir la piété. Ainsi, nous avons les sept dons de l’Esprit qui sont la sagesse, l’intelligence ou le discernement, le conseil, la force, la connaissance, la crainte du Seigneur et la piété. Lorsque nous nous laissons conduire par l’Esprit et que nous l’invoquons régulièrement, nous pouvons recevoir ces dons pour notre sanctification et pour un meilleur service de Dieu. En vue d’une meilleure préparation de Noël, demandons l’aide du Seigneur en reprenant cet extrait d’une Prière à l’Esprit Saint : « Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen ». Rigobert Kyungu, SJ (Cf. Paroisse Sacré-Coeur /Kinshasa – Gombe)
COLLÈGE ALFAJIRI : RENCONTRE SPORTIVE AVEC LES ÉLÈVES DU COMPLEXE SCOLAIRE LAPEREAUX
Dans la volonté d’offrir aux collégiens et collégiennes une formation intégrale favorisant le développement intégral de la personne, le responsable des activités parascolaires et culturelles, en collaboration avec le responsable des sports, a pris l’initiative d’organiser des rencontres sportives opposant les élèves du collège Alfajiri à ceux du Complexe Scolaire Lapereaux. Au-delà de l’aspect sportif, cette rencontre s’inscrivait dans la perspective de permettre aux deux écoles de vivre une expérience d’apprentissage et de fraternité, marquée par le partage, le respect mutuel et un esprit de fair-play exemplaire. L’après-midi de ce samedi 29 novembre 2025, le collège Alfajiri a signé deux victoires convaincantes face au Complexe Scolaire Lapereaux, s’imposant sur les deux terrains (football et basketball) au terme d’une rencontre intense et parfaitement maîtrisée. Dès les premières minutes au terrain de basketball, le Complexe Scolaire Lapereaux a offert une prestation admirable, marquée par un esprit de compétition permettant ainsi à son équipe de mener face au collège Alfajiri de deux points (30-28) au deuxième quart temps. Cependant, encouragé par un public enflammé et confiant, le collège Alfajiri a largement repris son ascendance avec un jeu très tactique. Charley Radjabu, auteur de 18 points a brillé par sa régularité et son sang-froid, tandis qu’Anthony Mugisho (17points) a guidé le collectif avec précision et sens du rythme. Au dernier coup du buzzer, la victoire était sans appel. Alfajiri s’est largement démarqué aux moments décisifs, soldant ainsi cette rencontre par une victoire de 67 contre 49. Pendant ce temps, au terrain de football, la victoire était une évidence. Le Complexe Scolaire Lapereaux a fait face à une équipe rayonnante et largement supérieure jusqu’à la dernière minute de jeu. Elie Murhula, incontestablement meilleur joueur sur le terrain a inscrit deux magnifiques buts. A son instar, les élèves Prince Ngaza (2 buts), Chérubin Cirimwami, Pascal Mulume ou encore Maliyamungu Jean-Marc ont contribué à cette victoire écrasante de 8 contre 3 pour le collège sous les acclamations d’une foule en liesse. Au-delà des scores, cette rencontre met en lumière deux formations animées par la même envie : se dépasser, progresser et défendre les couleurs de leurs écoles avec fierté. Une belle leçon de discipline, de respect et de passion sportive. Albert KASONGO MWEMA, SJ. Responsable des activités parascolaires et culturelles.
Luanda: 15 anos da Paróquia Beata Anuarite Nengapeta
A Paróquia Beata Anuarite Nengapeta celebrou no domingo, 30 de novembro de 2025 (primeiro domingo do Advento), os seus quinze anos de existência. Uma etapa marcada por uma liturgia solene, uma profunda ação de graças e pela participação fervorosa das numerosas comunidades que compõem esta jovem e dinâmica paróquia. Para a comunidade paroquial, são quinze anos de fé vivida, partilhada e fortalecida no seio de uma família eclesial em constante crescimento. Este momento forte, marcado pelo sinal da esperança e da conversão próprios do Advento, reuniu fiéis provenientes de todos os centros e comunidades que formam a grande família paroquial, fazendo desta celebração um momento de graça e de unidade. Renovando a fé e fortalecendo a comunidade O lema escolhido para este jubileu expressa plenamente o espírito da caminhada: “Renovando a fé e fortalecendo a comunidade”. Para se preparar para a celebração, a paróquia ofereceu um período de preparação espiritual através da novena pedindo a intercessão da Beata Anuarite. A missa solene que marcou o ponto alto da festa foi presidida pelo padre Basílio Nuno, SJ, pároco, e concelebrada pelos padres Michel Ntangu, SJ, Bertrand Bansimba, SJ, Walter Cassamano, SJ, e o Bispo Auxiliar Emérito de Luanda Dom Anastácio Cahango. Por meio da liturgia, a assembleia agradeceu pelo caminho percorrido desde 2010, animada pela memória luminosa da Beata Maria Clementina Anuarite Nengapeta, cuja festa é celebrada em 1º de dezembro. Seu testemunho de coragem, fidelidade e pureza permanece como fonte de inspiração espiritual que ilumina a missão paroquial. Em sua homilia, o padre Nuno convidou os paroquianos a não se deixarem absorver pela rotina do dia a dia nem pelo fluxo monótono da vida ordinária, mas a permanecerem vigilantes. O Advento é um tempo favorável para renovar nossas forças, fazer florescer a alegria em nossos corações e semear a paz em nosso interior e, assim, também em nossa comunidade. “Aprendamos a transformar armas de guerra em instrumentos agrícolas para que possamos alimentar aqueles duramente atingidos pela fome nas nossas sociedades”, declarou o pároco, citando o quarto versículo da primeira leitura (Is 2,4): “Ele será juiz no meio das nações e árbitro de povos sem número. Converterão as espadas em relhas de arado e as lanças em foices”. Ademais, enfatizou que esses quinze anos de existência da paróquia -ainda em construção – representam um momento de júbilo e de discernimento: é imprescindível evitar a acomodação às rotinas e o descuido dos êxitos já obtidos. Quinze anos de história, missão e comunhão Desde a sua fundação, a Paróquia Beata Anuarite foi-se construindo como uma verdadeira família espiritual, chamada a irradiar luz, força e esperança para o povo de Deus do bairro Simione de Camama. Assim a descreve a Irmã Sandra, missionária brasileira que foi testemunha do seu nascimento e que, embora tenha regressado ao seu país natal, continua espiritualmente ligada a esta chama de esperança e caridade. Não como um edifício isolado, mas como uma constelação de centros e comunidades, cada um constituindo uma chama viva, um pequeno santuário onde Deus consola, guia, educa e transforma os corações. Por ocasião deste aniversário, todos os centros e comunidades foram recordados com gratidão, sublinhando a riqueza e a diversidade desta paróquia-mãe: do Centro Santa Teresa do Menino Jesus, centro sede, ao Centro de São João Piamarta, passando pelas comunidades Santa Mónica, Santo António de Categéro, Santa Bakhita, Nossa Senhora Aparecida, São José do Sossego, Santa Isabel de Portugal, São Martinho de Lima, Sagrada Família do Kididi, bem como os centros Nossa Senhora de Fátima, Santo Inácio de Loyola, Imaculada Conceição de Maria e Santíssimo Nome de Jesus. Uma menção especial foi dedicada ao antigo Centro São Vicente de Paulo, hoje paróquia Santa Efigénia, verdadeiro pilar histórico dos primeiros passos pastorais. A comunidade paroquial também teve a honra de acolher Dom Anastácio Kahango, bispo auxiliar emérito da arquidiocese de Luanda, um dos protagonistas da criação da paróquia. Com uma voz marcada pela sabedoria, reacendeu nos corações e nas mentes dos fiéis a odisseia da paróquia, recordando os desafios superados, as esperanças despertadas e a perseverança daqueles que, desde o início, edificaram esta comunidade de fé. Rumo a um futuro ainda mais missionário Ao longo de quinze anos, esta paróquia revelou-se um espaço onde o Evangelho se torna vida. Através das suas comunidades, conseguiu criar um tecido fraterno sólido, tornando-se um lar de consolação, um lugar de escuta, de educação e de serviço. O legado da Beata Anuarite permanece vivo: um apelo à dignidade humana, à coerência de vida, à coragem de amar e servir sem concessões. No final desta celebração de ação de graças, um sentimento de reconhecimento e confiança enchia o coração da comunidade. Os quinze anos da Paróquia Beata Anuarite Nengapeta não são apenas uma memória, mas sim um marco que já abre um futuro. Um futuro que os fiéis desejam mais fecundo, mais missionário e enraizado na unidade e na luz do Evangelho. Que a Beata Anuarite continue a interceder por esta paróquia que leva o seu nome e testemunho, para que os anos vindouros sejam cheios de graça, paz e fecundidade apostólica.
Le Collège Technique Mwapusukeni a célébré ses 12 ans
Le Collège Technique Mwapusukeni (CTM, Lubumbashi) a franchi avec fierté le cap de ses douze années d’existence, marquées par l’engagement, l’excellence et la formation intégrale de la jeunesse. La célébration de cet anniversaire a offert à la communauté éducative l’occasion de relire le chemin parcouru, de rendre hommage aux acteurs qui, depuis douze ans, bâtissent patiemment cette institution jésuite, et de renouveler la détermination à poursuivre sa mission au service des jeunes. Kindombe Yves, SJ – Lubumbashi Les festivités ont été ouvertes par une rencontre sportive, le mercredi 19 novembre 2025, entre anciens élèves et élèves actuels. Ce moment fraternel, placé sous le signe du partage et du souvenir, a rappelé la place importante qu’occupent les activités parascolaires et communautaires dans la dynamique du Collège. La deuxième journée, vendredi 21 novembre, a été marquée par deux moments forts. Tout d’abord, l’accueil du père Chukwuyenum Afiawari, SJ, assistant a.i. du père général pour l’Afrique, en compagnie du père Jacques Buensi, SJ, socius du provincial de l’Afrique Centrale. Ensuite, toute la communauté s’est réunie pour la célébration eucharistique, présidée par le père François Buhando, SJ, curé de la paroisse universitaire Saint-Esprit. Cette messe d’action de grâce a également permis de célébrer anticipativement le Bienheureux Miguel Pro, patron du Collège. Au cours de son homélie, le père Buhando a rappelé la vie du prêtre jésuite mexicain, exhortant l’assemblée à être, à son instar, témoin de la joie d’être chrétien et de la proclamer avec courage et assurance. Quant à la troisième journée, samedi 22 novembre, elle a été consacrée aux activités culturelles et artistiques (danses traditionnelles et modernes, interprétations de chants, poèmes, défilé de miss, concours, etc.), donnant aux jeunes l’occasion d’exprimer leur créativité et leur dynamisme. Dans une ambiance familiale, la communauté scolaire s’est retrouvée autour de présentations culturelles, de moments de convivialité et d’initiatives visant à renforcer la cohésion. Cette journée a montré combien le Collège, au-delà de sa mission académique et technique, est aussi un espace de croissance humaine et relationnelle. Un établissement jeune, porté par une vision éducative claire Fondé en 2013, le Collège Technique Mwapusukeni s’inscrit dans la tradition éducative jésuite, soucieuse de former des jeunes compétents, responsables et ancrés dans des valeurs humaines et spirituelles solides. Créé à l’initiative du couple Carine et Moïse Katumbi pour offrir une formation intégrale à de jeunes techniciens au service du développement de l’ex-province du Katanga et de la République démocratique du Congo, le CTM a été officiellement remis aux « Pères de la Compagnie de Jésus au Congo » (Jésuites) par acte de donation lors de la cérémonie d’inauguration et de remise-et-reprise du 23 novembre 2013, en la fête liturgique du Bienheureux Miguel Pro. Depuis sa création, l’établissement a connu une croissance constante, portée par l’engagement des enseignants, des jésuites et des collaborateurs, ainsi que par la confiance des familles. La pédagogie ignatienne, centrée sur la formation intégrale de la personne et visant à former des « hommes et des femmes pour les autres », constitue l’âme de cette œuvre éducative. Elle encourage les élèves à cultiver leurs talents, à s’engager avec générosité et à développer un sens aigu du service. La figure du Bienheureux Miguel Pro, qui inspire le Collège, rappelle que la joie, le courage et la foi peuvent orienter une vie vers un don authentique aux autres. Au cours de ses douze premières années, le Collège Technique Mwapusukeni a accompagné plusieurs promotions de jeunes, leur offrant un cadre éducatif stimulant et une formation technique rigoureuse. L’établissement a progressivement renforcé ses infrastructures et ses moyens pédagogiques, dont l’acquisition récente d’un nouveau bus et d’une camionnette – bénis lors de l’anniversaire par le père Chukwuyenum – montrant ainsi sa volonté d’améliorer les conditions de travail et d’apprentissage. Perspectives Alors qu’il entre dans sa treizième année, souligne le père recteur Hubert Mvula, SJ, le Collège envisage l’avenir avec confiance. Fidèle à l’exigence du Magis (« davantage », « plus », « excellence »), le CTM souhaite poursuivre son développement afin d’offrir aux jeunes une formation toujours plus complète, ancrée dans la tradition jésuite et attentive aux défis du monde actuel. Ce douzième anniversaire a rappelé que l’établissement ne cesse de croître, porté par la détermination d’une communauté éducative engagée et animée par le désir d’aider les élèves à devenir des femmes et des hommes compétents, responsables et ouverts au service.