Trois mouvements ignatiens se sont retrouvés le dimanche 25 janvier 2026 à la communauté Saint Pierre Claver (Servico), à Kinshasa, pour une journée d’échange de vœux placée sous le signe de la communion et de la mission. Organisée à l’initiative du Bureau national du Réseau Mondial de Prière du Pape – Mouvement Eucharistique des Jeunes (RMPP–MEJ), la rencontre a rassemblé les membres de ce réseau, rejoints par ceux du Réseau MAGIS et de la Famille du Sacré-Cœur (FSC).



La journée s’est ouverte par une célébration eucharistique présidée par le Père Gilbert Mbambi, SJ, Directeur national du RMPP–MEJ en RDC. Cette Eucharistie, réunissant enfants, jeunes et adultes, a donné d’emblée le ton de la rencontre. Autour de l’autel se sont croisés des parcours, des âges et des vocations divers, unifiés par une même source : la spiritualité de saint Ignace de Loyola. Ainsi s’est donnée à voir une véritable famille spirituelle en marche, dans sa diversité, sa vitalité et son orientation résolument missionnaire. La célébration a été concélébrée par les Pères Anicet Nteba, SJ, supérieur de la communauté hôte, et Joseph Diakese, SJ, curé de la paroisse Saint-Guy de Djuma. La présence du Père Provincial, Rigobert Kyungu, SJ, ainsi que celle de Madame l’Ambassadrice d’Espagne, habituée des célébrations au Servico, a conféré à l’assemblée une tonalité à la fois institutionnelle et ouverte.
À partir des textes liturgiques du jour (Isaïe 8, 23b – 9, 3 ; 1 Corinthiens 1, 10-13.17 ; Mt 4, 12-23), l’homélie a tracé une ligne claire : le Christ comme lumière qui dissipe les ténèbres, l’Église comme espace de communion, et la mission comme urgence. Une mission qui appelle à dépasser les divisions, à renouer avec la joie de l’Évangile et à l’annoncer. Être disciple, a rappelé le Père Mbambi, ce n’est pas d’abord appartenir à une structure, mais consentir à être envoyé, à devenir, chacun à sa manière, « pêcheur d’hommes ».
Au terme de la célébration eucharistique, les responsables des différents groupes – M. Séverin Makila pour la Famille du Sacré-Cœur, M. Eliezer Kisalu pour le MEJ et le Père Ruben Tongotani, SJ pour le Réseau MAGIS – ont brièvement présenté leurs mouvements, non comme des entités juxtaposées, mais comme des chemins complémentaires au sein d’une même famille spirituelle. Ils apparaissent ainsi comme autant de manières concrètes de vivre une même intuition ignatienne, adaptée aux âges, aux vocations et aux états de vie. Derrière la pluralité des expressions, une même dynamique se dégage : former des personnes libres, capables de discernement, engagées dans le service et animées par la recherche du magis, ce « davantage » qui pousse à aimer et à servir avec plus de profondeur.
Le Réseau Mondial de Prière du Pape (RMPP), héritier de l’Apostolat de la Prière, est un mouvement mondial dont la vocation est de mobiliser les croyants pour porter, par la prière et l’action, les défis de l’humanité et de la mission de l’Église. Ancré dans la spiritualité du Cœur de Jésus, il inscrit la prière dans une dynamique de compassion active pour le monde. Le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ), branche juvénile du Réseau, constitue un véritable lieu d’initiation spirituelle pour les enfants et les jeunes (5 à 25 ans). Par une pédagogie progressive, centrée sur l’Eucharistie, la relecture de vie et l’engagement concret, il forme des consciences capables d’articuler foi, responsabilité et présence au monde.
Le Réseau MAGIS, quant à lui, incarne l’élan propre de la jeunesse ignatienne. Destiné aux jeunes adultes (18-35 ans), il propose retraites, expériences communautaires et engagements solidaires comme lieux de discernement et de maturation intérieure. Fidèle à l’intuition ignatienne du magis, il invite à choisir ce qui conduit à plus de vie, plus de service et plus d’amour, dans une Église appelée à sortir d’elle-même.
Enfin, la Famille du Sacré-Cœur (FSC) promeut la dévotion au Sacré-Cœur en offrant un espace de spiritualité et d’engagement pour des laïcs désireux d’unifier vie quotidienne, foi chrétienne et mission, dans la contemplation de l’amour et de la miséricorde divine qui rayonnent du Cœur de Jésus.


La cérémonie d’échange de vœux a prolongé cet élan de communion dans un registre plus fraternel. Le partage des cadeaux, le repas commun, les moments de détente et quelques pas de danse ont donné une tonalité profondément humaine à la rencontre : une communion vécue, joyeuse et incarnée, où la foi se dit aussi dans la relation et la proximité. Plus qu’un événement ponctuel, cette rencontre a révélé un mouvement en marche : celui d’une famille ignatienne consciente de son identité plurielle, ouverte à la collaboration et résolument tournée vers la mission.
